Nikola Benin. Vers un New Deal vert mondial

Nikola Benin, Ph.D

Le début d’une réflexion de ce genre a commencé il y a dix ans. En avril 2009, le G-20 s’est réuni à Londres et a promis de fournir une réponse coordonnée à la crise financière mondiale, suivie d’un avenir de croissance plus robuste. Puis en décembre de la même année, les dirigeants du monde, réunis à Copenhague sous les auspices de l’Organisation des Nations unies, ont promis d’importantes réductions des émissions de dioxyde de carbone, afin de limiter le réchauffement de la planète à 2° Celsius au-dessus des niveaux préindustriels.

La première conférence s’est terminée par l’annonce du Premier ministre britannique Gordon Brown d’un « nouvel ordre mondial » fondé sur « une nouvelle ère progressiste de coopération internationale » ; la seconde s’est conclue dans le désarroi. Pourtant, avec le recul, la lueur d’espoir trompeuse de cette « nouvelle ère progressiste » s’est révélée être le plus grand obstacle à un avenir sûr et stable.

Depuis une dizaine d’années maintenant, la relance post-crise a oscillé entre poussées de croissance anémique et périodes d’instabilité financière, en partie en raison d’un mélange discordant de politiques monétaires excessivement souples et d’austérité budgétaire opiniâtre de la part des économies avancées. Tout cela a été encouragé par une accumulation massive de la dette, qui a augmenté de plus de 70 000 milliards de dollars dans le monde depuis la crise.

Mais la lenteur de la reprise joue également un rôle dans l’imbrication du pouvoir politique et des entreprises sous un capitalisme financiarisé. Alors que la puissance économique est de plus en plus concentrée, les inégalités – dans les pays comme entre les pays – a atteint des sommets ubuesques. Avec une spéculation financière considérée actuellement comme étant une pratique courante, la fraude et l’instabilité font également partie de l’ordre des choses. Pendant ce temps, les investissements dans les biens publics – au niveau mondial et national – stagnent et la croissance est devenue dépendante de l’extraction des ressources et de la consommation d’énergie, qui avancent à un rythme tel qu’elles menacent la civilisation humaine elle-même.

Malgré tous les objectifs ambitieux évoqués à Londres il y a dix ans, peu de choses ont changé. Les débats sur l’amélioration de la gouvernance mondiale tournent encore autour d’idées comme la « responsabilité sociale des entreprises », les « partenariats public-privé » et le « libre-échange ». Mais aucune d’entre elles ne va conduire à un ordre économique plus juste ni plus stable.

Pour compliquer un peu plus la situation, l’environnement mondial est devenu de plus en plus fragile depuis 2009. Et avant même la décision agressive du Président américain Donald Trump d’abandonner l’Accord de Paris sur le climat de 2015, il n’y avait pas d’orientation claire pour maintenir des températures mondiales en-deçà d’un niveau jugé sûr par les scientifiques, encore moins pour empêcher une dégradation plus catastrophique.

Dans ce contexte sombre, des propositions audacieuses pour un New Deal vert ont trouvé un écho politique, notamment aux États-Unis, où l’idée consiste à transformer l’économie par le biais d’un mariage harmonieux entre justice économique, solidarité sociale et remise en état de l’environnement. Le New Deal vert suscite déjà un riche débat sur les options politiques et a provoqué une réponse prévisible des intérêts en cause et de leur représentants politiques.

Mais le mariage conçu par les leaders du New Deal vert ne peut être abandonné à la seule bienfaisance d’un hégémon mondial. Le capital est mobile et la croissance gourmande en carbone n’est plus l’apanage des économies avancées. Pour que le New Deal vert fonctionne, il doit à son tour être mondialisé par la coopération internationale.

Le problème vient de ce que la réglementation multilatérale au cours des dernières décennies a été soumise aux mêmes pressions politiques que les prises de décisions politiques. Ce n’est pas une coïncidence si le cadre actuel qui régit l’économie mondiale profite surtout aux entités financières et aux grandes sociétés multinationales. L’objectif initial du multilatéralisme d’après-guerre était de protéger les faibles contre les forts afin qu’ils puissent se développer. Pourtant, sa version actuelle encourage les pays forts à imposer leur modèle de développement privilégié aux faibles, en établissant par ce moyen un monde où « le gagnant rafle toute la mise ».

Dans ces conditions, la mise au point des arrangements existants ne suffira pas. Pour qu’un New Deal vert fonctionne à l’échelle mondiale, un grand nombre des programmes multilatéraux qui se sont accumulés au fil des décennies devront être interrompus et une nouvelle génération d’institutions plus intelligentes devra être mises en place. Pourtant le paysage multilatéral lui-même doit continuer à ressembler à ce que le Président américain Franklin D. Roosevelt a imaginéquand il a appelé à une compréhension mutuelle capable « d’assurer à chaque nation une vie saine en temps de paix pour ses habitants – partout dans le monde. »

Nous avons donc besoin d’une nouvelle série de principes pour remplacer ceux qui ont été à la base de notre processus de réglementation, à l’ère de l’hyper-mondialisation. À l’avenir, les règles mondiales doivent être recalibrées vers les objectifs primordiaux de stabilité sociale et économique, de prospérité partagée et de durabilité environnementale et les organismes de réglementation doivent être protégés de leur capture par les plus puissants.

En outre, la communauté internationale doit décider des responsabilités communes et différenciées pour l’action collective, afin de garantir une offre suffisante de biens publics mondiaux et de protéger le bien commun dans les différents domaines. En même temps, il faudra continuer d’accorder à chaque pays la place nécessaire pour poursuivre des stratégies nationales de développement dans le respect des règles et des normes mondiales. Dans ce cadre, il faudra renforcer la règlementation sur la division internationale du travail et empêcher les pays de poursuivre des actions unilatérales destructrices qui empêchent les autres d’atteindre des objectifs communs.

Enfin, les institutions publiques devront être plus responsables devant leurs membres à part entière, et, pour parvenir à cette fin, devront maintenir des systèmes équilibrés de résolution des litiges. Ils devront également être ouverts à une plus grande diversité de points de vue, en étant au moins au courant des nouvelles opinions dans les débats mondiaux.

Depuis une décennie, la communauté internationale n’a pas tenu compte du conseil de Winston Churchill « de ne jamais gaspiller une bonne crise. » À moins que cela ne change au cours de la prochaine décennie, ceux qui considèreront la période actuelle en 2029 n’auront pas de seconde chance.

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Nikola Benin. i-Portunus: EU funds mobility for artists

Nikola Benin, Ph.D

A new mobility opportunity for artists receiving EU funding has been launched today. i-Portunus is a project, selected and funded by the European Union, to trial a mobility scheme for artists and culture professionals.

Headed by the Goethe Institute, a consortium of cultural organisations will examine how to implement mobility for individuals working in the cultural and creative sectors.  i-Portunus will trial how to best facilitate cross-border mobility for artists.

The project will support short-term (15-85 days), flexible mobility from one country to another with the aim of establishing or improving collaborations, creating new work, developing audiences and so on.  This type of mobility will become a permanent Action under the Creative Europe programme for 2021-2027.

Between April and September 2019, i-Portunus will issue three calls for proposals, funding the mobility of about 500 individual artists and culture professionals.

Today’s Call focuses solely on the visual and performing arts sectors.  Individuals from all countries participating in the Creative Europe programme are eligible to apply.

Nikola Benin. Tréninkový kurz Digital Youth Work – Past, Present, Future, Bitola, Makedonie

Nikola Benin, Ph.D

Снимка на Brno for you, z.s.

Kdy:  Tréninkový kurz se koná od 8. 5.- 16. 5. 2019 včetně dnů na cestu

Kde: Bitola, Makedonie

Krátký popis: Mládež nepochybně tráví stále více času v obklopení digitálních médii (video streamy, messenger, blogy nebo sociální média). Avšak umí stejně dobře využívat i online platformy pro výuku, nejen se na internetu bavit? Tyto nástroje mladým lidem poskytují místo, kde se mohou učit, sdílet své zkušenosti, vyměňovat si názory, bavit se se svými přáteli a být aktivními občany ve společnosti.

Koho hledáme: 3 účastníky ve věku 18 a více let, preferujeme pracovníky s mládeží, členy spolků a organizací, které se zabývají digitální gramotností, digitálním vzděláním, fake news atd.

Zapojené země: Česká republika, Estonsko, Řecko, Makedonie, Lotyšsko, Slovinsko, Španělsko, Slovensko

Praktické informace: Projekt je hrazen z prostředků programu Erasmus+ (minimálně třikrát denně strava, náklady na ubytování jsou plně hrazeny). Cestovní náklady budou propláceny do limitu 275 EURO na účastníka. Cestovní náklady budou proplaceny zpětně po odevzdání všech originálních cestovních dokladů. Vysílající organizace vybírá poplatek ve výši 500 Kč na uhrazení administrativních nákladů bez nichž by nebylo možné na tyto projekty vysílat.

Přihláška:  https://forms.gle/Htfo4vqaVXxLmTsPA Vyplňujte nejpozději do 23. 4. 2019

 

Nikola Benin. Младежки обмен в Унгария, Nyíregyháza

Nikola Benin, Ph.D

Снимка на Dombóvári Gábor.

Младежки обмен в Унгария, Nyíregyháza

Тема: информираност на медиите, критично мислене, съзнателен редактор на съдържание

Време: 2019 октомври

Партньори от Полша, Франция, Белгия, Швеция, Германия

Краен срок: 25.04.2019г.

Изпратете PIF: mustarhaz1@gmail.com

Nikola Benin. Marie Skłodowska-Curie (MSCA) Individual Fellowships 2019

Nikola Benin, Ph.D

Снимка на Marie Skłodowska-Curie Actions.

The 2019 call for proposals for the Marie Skłodowska-Curie (MSCA) Individual Fellowships opens on 11 April 2019 with a deadline on 11 September 2019.

There are two types of MSCA Fellowships: The European and the Global Fellowship. Both of them target researchers on a postdoctoral level. They offer funding for a research stay abroad. The researcher must at the time of the call deadline either have a PhD or least four years of full time research experience after the point of time when s/he obtained the degree which formally allowed him/her to embark on a doctorate. Additionally, the mobility rule must be respected: The researcher must not have spent more than 12 months in the 3 years prior to the call deadline in the country of the future host institution.

Nikola Benin. Erasmus+ and Brexit

Nikola Benin, Ph.D

Erasmus+ and Brexit: what is it going to happen after 29 March?

The proposal of European Commission

Last week MEPs voted for a set of contingency measures meant to safeguard the teachers, students and any other E+ participant currently abroad. Those were set out in the proposal that the European Commission put forward on 30 January 2019.

Such proposal was issued by EU Parliament and EU Council, in order to prevent the risk that, due to the Brexit:

THE CURRENT EU-27 AND UK ERASMUS+ PARTICIPANTS WOULD HAVE TO INTERRUPT THEIR LEARNING MOBILITY ACTIVITIES. MANY STUDENTS WOULD LOSE THEIR ACADEMIC CREDITS AND COULD BE OBLIGED TO REPEAT THEIR ACADEMIC SEMESTER OR YEAR. THIS WOULD BE A VERY DISRUPTIVE IMPACT FOR STUDENTS THEMSELVES AS WELL AS FOR THEIR SENDING AND HOSTING INSTITUTIONS.

What will be the fate of the Erasmus+ Programme beneficiaries now?

With the time running up, the final vote of the EU Council secured the ongoing mobilities – and the ones due to start within 30 March, the “date of withdrawal”. Students, learners and people involved in any kind of E+ funded activity will continue to get European fundswithout any other prejudice. A big relief, considering the uncertainity of the situation.

This applies to beneficiaries of funding awarded before the date of withdrawal. And after that? Many British young people are seriously worried, and not without reason. In case of a no-deal Brexit, infact, the beneficiaries that have not started their mobility yet are still outstanding. As the Guardian reported, they can’t be sure about whether or not they will be able to count non only on scholarships (if Erasmus+ students or learners) or other types of financial support (for volunteering), but also on health insurance – the truth is that, as for now, UK citizens can’t even be sure if their driving licences will still be valid in EU-27, after Brexit.

What if a a deal will not be reached?

Actually, the funding for mobilities starting within 30 March were already provided for in the general EU budget. The issue at stake is rather that the Brexit will happen while the seven-year-period 2014/2020 of Erasmus+ Programme is still ongoing: the challenge, in a no-deal scenario, is to secure the mobilities until 2020.

The base of the proposal  of the European Parliamentand of the Council, that governs the Erasmus+ programme for the above-mentioned period. Basically, the contigency measures adopted these last days fall under the obligations undertaken by the UK according to the general EU budget.

THERE ARE A RANGE OF OPTIONS FOR THE UK’S CONTINUED PARTICIPATION IN ERASMUS+ AND ESC, INCLUDING PROGRAMME COUNTRY STATUS, PARTNER COUNTRY STATUS OR ANOTHER ARRANGEMENT 2. PARTNER COUNTRY ACCESS TO ERASMUS+ VARIES BETWEEN DIFFERENT REGIONAL GROUPS 3.

Some solutions to continue to take part in the Erasmus+ Programme after 2020 are currently under consideration. They can be either through an arrangement between the UK and the EU, so to make the UK partner country of the EU-27, or with an implementation of a series of bilateral agreements between the UK and the member states

Nikola Benin. Call for tenders to implement ESC general online training platform – EAC/03/2018

Nikola Benin, Ph.D

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The European Solidarity Corps (ESC) Programme needs a general online training and the DG EAC is looking for a service provider to implement it.

The single framework contract will imply the follows objectives:

  • to provide services for development and customisation of e-learning courses which meet the training needs of all registered European Solidarity Corps participants, either in the phase before going to the field or after, independently from their participation in a specific European Solidarity Corps activity;
  • to deliver the customised e-learning courses via a dedicated web platform, by providing cloud application services (software-as-a-service, hereinafter referred to as “SaaS”) of an e-learning management system, so that the training courses are accessible anytime, anywhere and from any device, to cater for individual learning schedules. The SaaS must be compatible with the European Solidarity Corps Portal and App.

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The deadline to submit the tenders is 23 April 2019 at 11:00 (Brussels time).